Alors que Noel 2013 approche et que nous passerons bientôt à 2014, nous voudrions rendre hommage à un petit avion qui a crée des vocations de pilotes et qui a fait rêver tous les autres : il s’agit de Concorde. Parfois oublié, et surtout par la plus jeune génération, cet avion supersonique a projeté la société d’un coup dans le futur, celui de l’aviation rapide. Le premier vol du Concorde franco-britannique a Toulouse fut un vol court et l’avion n’atteignit pas des vitesses supersoniques. Projet technologique européen le plus ambitieux a ce jour, il suscita un immense enthousiasme. Les recherches avaient débute dans les années 1950, mais le projet, très coûteux, nécessita une coopération internationale. Les gouvernements britannique et français signèrent un traité en novembre 1962. Les coûts du projet s’envolèrent et l’on douta de sa réussite. La publicité autour du premier vol devait montrer aux contribuables franco-britanniques que leur argent n’était pas dépensé en vain. En fait le projet enregistra de très lourdes pertes et dépassa plusieurs fois le budget prévu. Seuls quatorze avions furent construits a des fins commerciales et British Airways ne put en acheter sept (Air France acquit les autres) que grâce à une subvention gouvernementale. En raison des délais de construction, les appareils n’entrèrent en service qu’en 1976. Le Concorde pouvait franchir l’Atlantique en moins de 3 h 30 et devint un emblème de l’aviation. Toutefois, la capacité limitée de son réservoir ne lui permit pas de desservir le Pacifique, une destination lucrative, et les défenseurs de l’environnement s’opposèrent a son atterrissage dans plusieurs aéroports américains à cause de la pollution sonore. Le Concorde vola jusqu’en octobre 2003, mais en raison de son coût croissant et de la baisse des bénéfices après le 11 septembre son exploitation n’était plus rentable. Retrouvez toute l’histoire du Concorde sur le site de l’Encyclopédie des avions.

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