Suite à l’annonce faite dans le quotidien économique « Les Echos » que le financement de la construction de la ligne ferroviaire rapide entre Paris et Roissy CDG, « CDG Express », pourrait en partie être financée par une taxe pesant sur les compagnies aériennes, la FNAM (Fédération Nationale de l’Aviation Marchande) a tenu a donner sa position.

« La réalisation du CDG Express ne devra pas peser sur les intérêts économiques des compagnies aériennes », réclame la FNAM dans un communiqué. « Les promoteurs du projet envisagent de financer cet investissement en créant une taxe sur les passagers aériens de toutes les compagnies desservant CDG dès 2017, soit six ans avant la mise en service. Le coût annuel pour les adhérents que la FNAM est estimé à près de 20 millions d’euros, soit près de 120 millions d’euros avant la mise en exploitation. La Fédération rappelle que : « ailleurs dans le monde, d’autres solutions innovantes, ont été mises en place. Les dessertes ferrées des villes-aéroports (Shanghai, Bangkok, Londres, Seoul, Hong Kong, Tokyo…) sont financées sans faire appel à des taxes levées sur les passagers ». La Fédération demande donc : « que soit mis en place une garantie par l’Etat de l’intégralité du financement du CDG Express comme cela s’est fait sur le financement d’autres types d’infrastructures. Cela éviterait de faire appel à d’autres sources de financement contestables ».

Si malgré tout, le choix de financement finalement retenu prend quand même la forme d’une taxe passager, la FNAM demande « a ce que cette taxe soit compensée par la réduction équivalente d’une autre taxe imputée aux compagnies aériennes desservant CDG ».

 

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