Le CNES veut réduire les coûts d’accès à l’espace en s’appuyant sur les nouvelles technologies.

« On vit actuellement un bouleversement très important dans le domaine des lanceurs comme dans d’autres domaines, avec beaucoup d’initiatives qui sont prises dans le monde, en Europe, nous avons décidé en 2014 le développement d’Ariane 6, aujourd’hui l’Europe est leader mondial dans le domaine des services de lancement, avec Arianespace qui a remporté la majorité des contrats de lancement. En 2016, on a décidé en Europe Ariane 6 qui a pour objectif de garder cette position de leader sur le long terme malgré une concurrence de plus en plus importante. On a aussi décidé dès 2016, de préparer l’Ariane 6. Donc, vraiment le long terme avec de nouveaux moteurs, des lanceurs réutilisables et avec l’objectif de réduire les coûts à l’horizon 2025, 2030. On voit bien le CNES au coeur de l’innovation dans le domaine des lanceurs mais dans les autres domaines aussi, à chaque fois un programme de continuité par rapport à ce qui existe aujourd’hui. Une vision long terme qui nous permet de préparer la rupture avec les solutions qui devront être mises en oeuvre dans les années 2025. En fait, une journée comme celle-ci c’est l’occasion d’avoir des échanges d’une part, avec une présentation par le CNES de ses activités futures dans le domaine de l’innovation, nos nouveaux moteurs, nos nouveaux véhicules, et ensuite on a organisé cet après-midi des présentations par des startups qui viennent présenter leurs activités pour qu’on puisse voir comment les utiliser. La plus grosse innovation qui nous concerne? L’objectif est de réduire le coût d’accès à l’espace. Avec Ariane 6 on va réduire de moitié les coûts par rapport à Ariane 5. Dès maintenant on prépare la génération d’après pour réduire les coûts d’accès à l’espace et aussi pour avoir une flexibilité importante. Celà on peut le faire avec les nouvelles technologies, l’impression 3D, l’organisation complète de la chaîne de fabrication des lanceurs de façon a avoir une fabrication beaucoup plus lean, l’utilisation de produits plus industriels c’est-à-dire qui sont produits en plus fortes cadences dans d’autres industries, tout ça on l’agglomère pour le projet Ariane next ». Propos de Jean-Marc Astorg, directeur des lanceurs du CNES, recueillis par Nadia Didelot, AeroMorning.

Sur le même thème

 

Comments are closed.