Les compagnies aériennes du Golf sont-elles le reflet de la croissance insolente que connaissent les Emirats Arabes Unis ? Symboles de la richesse et d’une croissance à deux chiffres, les compagnies du Golf, financés par les pétro-dollars, poursuivent leurs achats d’avions neufs en se plaçant sur le haut du marché. En témoigne Emirates. La plus importante compagnie aérienne du Moyen-Orient avec un total de 340 avions en service et encore à réceptionner a dégagé un bénéfice net de 600 M$ au premier semestre de son exercice 2013/2014 sur un chiffre d’affaires de 11,5 Md$, en hausse de 13 % par rapport à la même période de 2012. La filiale Dnata, qui participe au bénéfice net à hauteur de 175 M$, génère moins de 10 % du chiffre d’affaires du groupe. Toujours bénéficiaire, la compagnie aérienne a néanmoins vu la progression de ses profits ralentir au cours de ce premier semestre clos le 30 septembre puisque la hausse n’est que de 2 %. Les causes principales : le niveau élevé du dollar par rapport aux autres devises et les cours aussi élevés du carburant malgré une très légère accalmie. Emirates a réceptionné dix gros-porteurs dont six A380 entre avril et septembre 2013. Quinze autres gros-porteurs sont attendus d’ici à la fin mars 2014 dont au moins six autres A380. Le restant est du Boeing 777. Le transporteur est donc financièrement toujours en bonne position pour poursuivre ses achats d’avions dont un nombre conséquent de Boeing 777X à l’occasion du très prochain salon de Dubaï.

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