Petites natures, s’abstenir ! Ce billet n’est pas pour vous. Je vais aujourd’hui vous présenter la dernière prime que j’ai reçue de mon entreprise, suite à un challenge très concurrentiel réussi : un vol en avion de chasse ! Je vais être honnête : j’ai à moitié tourné de l’oeil pendant le vol. Mais avant de rire, je vous demande une chose : souvenez vous du pire manège que vous ayez jamais fait, celui qui vous a rendu malade à souhait. Puis multipliez par la sensation de vertige et de vitesse par 100, et vous aurez un début d’idée de ce qu’on ressent à bord d’un avion de chasse en pleine voltige. Les signes sont pourtant là dès le briefing, bien avant le décollage. Ils sont même présents avant l’inscription définitive : lorsqu’on vous demande si vous avez des problèmes cardiaques ; lorsqu’on vous demande un certificat d’aptitude médical vous autorisant à voler… Mais, fier de votre prime, vous n’écoutez pas les avertissements. Les signes sont aussi présents, lorsqu’on vous remet une combinaison anti G pour vous protéger de la vitesse. Et vous pensez avec un pincement au coeur que cette combinaison va réduire les sensations procurées par le vol. Pauvre fou que vous êtes… Pendant le briefing, donné pourtant par des pilotes de chasse expérimentés, ces derniers vous avertissent de la sensation procurée par les G, des risques de blackout (lorsque le cerveau n’est plus irrigué par le sang en raison de la vitesse). Vous écoutez poliment, mais ne pouvez vous empêcher de sourire : après tout, vous êtes un habitué des grand huits dans les parcs d’attraction… Mais même si vous êtes têtu et n’écoutez pas les signes, c’est sur le tarmac que vous commettez votre plus grosse erreur, alors que vous vous approchez de l’appareil. Le pilote vous demande quel genre de vol vous voulez, et vous demandez le maximum. Le pilote prend tout de même soin de vous demander confirmation, et vous vous enfoncez dans votre bêtise, en disant crânement : « Ca va aller ». Dix minutes plus tard, vous souffrez tellement que vous ne savez plus quoi faire : demander pitié ou attendre que le cauchemar se termine. Chaque virage vous met 6G dans la tête. Vous contractez tous vos muscles, comme on vous l’a conseillé, mais vous avez l’impression que vos organes tentent de s’échapper de votre corps. Depuis que la phase acrobatique a commencé, vous ne prenez plus la peine de sourire fièrement à l’adresse du pilote, qui vous observe dans son rétroviseur après chaque acrobatie. Vous êtes trop occupé à ne pas empêcher vos organes de se faire la malle. Les mains agrippées au cockpit, vous ne pouvez plus bouger : vous êtes tétanisé par la vitesse. Vous sentez votre esprit s’en aller vers un monde meilleur… Mes collègues m’ont demandé de visionner la vidéo, celle où l’on peut observer mes réactions tout au long du vol. Mais je crois que je préfère l’emporter dans la tombe avec moi. Si vous êtes comme moi et souhaitez vous lancer dans cette aventure, vous êtes maintenant prévenu. Suivez le lien pour tout savoir sur ce vol en avion de chasse.

 

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