Jean-Michel Jacob, président de Dassault Falcon Asie-Pacifique, s’est fixé un objectif : porter les parts de marché du constructeur français de jets d’affaires en Asie-Pacifique à 35 % du total de la flotte en service dans cette région. Un objectif à dix ans. Aujourd’hui, le parc compte 600 à 700 avions et 20 % sont des jets Dassault Falcon. Soit un peu plus de 100 appareils. « L’arrivée des Falcon 7X et 8X nous permet d’élargir notre offre produits qui comprend aussi les Falcon 900LX et 2000LXS », rappelle-t-il.

La livraison du premier Falcon 8X à un client asiatique est programmée pour le mois d’avril 2017. Il permet de concurrencer les Bombardier Global et Gulfstream 600 sur le haut du segment en terme de capacité passagers et d’autonomie. « C’est vrai que le Gulfstream 600 revendique une autonomie supérieure mais elle ne sert pas vraiment à grand chose. L’appareil est toujours contraint à faire une escale pour rejoindre Londres ou New York », souligne Jean-Michel Jacob.

Mais, la demande du marché asiatique ne se concentre pas seulement sur le « haut de gamme ». « Avec le temps, le marché est devenu mature. Beaucoup de propriétaires dans la région ont appris à mieux affiner leurs désirs, à prendre des jets d’affaires mieux adaptés à leurs besoins réels », souligne Jean-Michel Jacob. D’où un regain d’intérêt dans la région pour les Falcon 900EX et 2000X. Jean-Michel Jacob admet un ralentissement des ventes de jets d’affaires sur le marché chinois depuis deux ans mais estime que l’Asie du Sud-Est peut prendre la relève.

Avec désormais quatre modèles en catalogue, Dassault Falcon s’est aussi donné les moyens d’adapter son offre en fonction des besoins des acheteurs. « Le jet d’affaires est un outil de travail rapide, souple et qui permet beaucoup d’autonomie de mouvements », rappelle Jean-Michel Jacob qui ajoute : « Je le répète à mes clients : prenez l’avion qui est vraiment adapté à vos besoins ».

 

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